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 V Deutsch (de)Die Landwirtschaft wird förmlich durch eine Flut von Gesetzen, Verordnungen, Auflagen, Regulierungen, Kontrollen erdrückt. Dieses Rechtsgestrüpp knüpft sich immer enger und wirrer mit jeder Katastrophe, die ein Fehlverhalten im industrialisierten Intensivanbau (Biozide)<ref>Siehe hierzu z.B.: Mathias Forster, Christopher Schümann: Das Gift und wir, Frankfurt a.M. 2020, 448 S.</ref> oder in der Massentierhaltung (z.B. BSE)<ref>BSE: Abkürzung für «Bovine spongiforme Enzephalopathie», auch als «Rinderwahn» bekannte Tierseuche, die vor allem auf eine Fehlfütterung von Rindern mit tierischen Eiweißen zurückzuführen ist.</ref> auslöst. Dieser Zwang zu einem überbordenden Bürokratismus, der dann alle betrifft, bremst die Eigeninitiative, Recht-gestaltend zu wirken. Er lässt das Vertrauen, die geistige Substanz des von Mensch zu Mensch gelebten Rechts, nicht aufkommen. Man hat nur sich im Blick, und lebt am anderen vorbei. Das Recht wird zu einer Art «Technologie der Vormundschaft». Gelingt es aber, vor Ort durch gemeinsam gepflegte Ideenbildung den Willen zur Tat zu erwecken, bekommt das Rechtsgefühl Nahrung. Man lernt fühlen, was in der konkreten Zusammenarbeit einer Hofgemeinschaft rechtens ist, wie je nach Fähigkeit sich die Arbeit gliedert, wie die Eigentümerschaft bezüglich Boden und Kapital, wie die Einkommens- und Wohnrechte etc. sich gestalten. Wieder tut sich ein Übungsfeld auf, jetzt ein solches des Fühlens, durch welches die Gemeinschaft das soziale Kunstwerk selbstloser, vertrauensvoller aufbauen lernt. In Entwicklungsschritten strahlt es aus und erfüllt das Rechtsempfinden der Menschen auch im Umkreis eines landwirtschaftlichen Betriebes mit Leben.
 V Französisch (fr)L'agriculture est littéralement étouffée par un flot de lois, d'ordonnances, d'obligations, de réglementations, de contrôles. Ce maquis juridique se resserre et s'enchevêtre davantage à chaque catastrophe déclenchée par un comportement fautif dans la culture intensive industrialisée (biocides)<ref>Voir par ex. : Mathias Forster, Christopher Schümann: Das Gift und wir, Frankfurt a.M. 2020, 448 S.</ref> ou dans l'élevage industriel (par ex. l'ESB)<ref>ESB : abréviation de «Encéphalopathie Spongiforme Bovine», épizootie connue aussi sous le nom de «maladie de la vache folle», principalement imputable à une alimentation erronée des bovins avec des protéines animales.</ref>. Cette contrainte à un bureaucratisme débordant, qui finit par toucher tout le monde, freine l'initiative propre d'agir de manière à former le droit. Elle ne laisse pas s'installer la confiance, cette substance spirituelle du droit vécu d'homme à homme. On n'a que soi en vue, et l'on vit à côté de l'autre. Le droit devient une sorte de «technologie de la tutelle». Mais lorsqu'on réussit, sur place, à éveiller la volonté d'agir par une formation d'idées cultivée en commun, le sentiment du droit reçoit sa nourriture. On apprend à sentir ce qui est juste dans la collaboration concrète d'une communauté de ferme, comment le travail s'articule selon les capacités de chacun, comment se configurent le rapport à la propriété concernant le sol et le capital, les droits à un revenu et à un logement, etc. Un champ d'exercice s'ouvre à nouveau, celui du sentir cette fois, par lequel la communauté apprend à édifier l'œuvre d'art sociale avec plus de désintéressement et de confiance. Elle rayonne par étapes et remplit de vie le sentiment du droit des êtres humains jusque dans l'entourage d'une exploitation agricole.